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Action ALSTOM : Acheter ou Vendre en 2025

Vous vous demandez s’il faut acheter ou vendre l’action Alstom en 2025 ? Vous hésitez face à cette valeur qui fait parler d’elle depuis des mois ? Vous voulez comprendre si le géant ferroviaire français mérite encore une place dans votre portefeuille ?

Eh bien, vous tombez pile au bon moment !

L’action Alstom traverse une période particulièrement mouvementée. Entre les résultats en amélioration, l’intégration délicate de Bombardier et une volatilité qui donne le tournis, difficile de s’y retrouver. Certains analystes crient au rachat d’opportunité, d’autres pointent les risques persistants.

Vous voulez y voir plus clair et prendre la bonne décision pour votre investissement ? Alors accrochez-vous, on va décortiquer tout ça ensemble !

Résumé en un coup d’œil : acheter, vendre ou conserver Alstom ?

Avant de plonger dans les détails, voici ce qu’il faut retenir sur l’action Alstom en ce moment. Le cours action évolue autour de 20,92 €, avec une progression annuelle de +21,43% qui cache une volatilité impressionnante de +87% sur l’année.

Critère Situation actuelle Verdict
Chiffre d’affaires 2024/25 18,5 milliards € (+4,9%) ✅ Positif
Marge aEBIT 6,4% (vs 5,7% an dernier) ✅ En amélioration
Free cash flow +502 millions € ✅ Repassé positif
PER ~59,7 (vs secteur ~35) ❌ Élevé
Volatilité +87% sur 2024 ⚠️ Très élevée

Pour faire simple : Alstom montre un redressement opérationnel indéniable, mais le titre reste une montagne russe. Si vous avez les nerfs solides et une vision long terme, la valeur présente des opportunités. Pour les autres, mieux vaut attendre une stabilisation.

Les fondamentaux récents : Alstom sort enfin la tête de l’eau

Commençons par les bonnes nouvelles. Les derniers résultats d’Alstom montrent que le groupe commence à digérer ses difficultés passées. Le chiffre d’affaires 2024/25 a atteint 18,5 milliards d’euros, en hausse de 4,9% par rapport à l’année précédente.

Mais c’est surtout du côté de la rentabilité que les signaux s’améliorent. L’aEBIT (résultat opérationnel ajusté) a bondi de 18% pour atteindre 1,18 milliard d’euros. La marge aEBIT suit logiquement, passant de 5,7% à 6,4%. Pas encore extraordinaire, mais la tendance est clairement positive.

Le résultat net part du groupe raconte une histoire encore plus parlante : +153 millions d’euros en 2024/25, alors que la société affichait une perte de 307 millions d’euros l’année précédente. Un retournement spectaculaire qui prouve que les efforts de redressement portent leurs fruits.

La trésorerie reprend des couleurs

Côté financier, Alstom a retrouvé le chemin de la génération de cash. Le free cash flow est repassé en territoire positif avec +502 millions d’euros. Fini les inquiétudes sur l’étranglement financier qui plombaient le titre il y a encore quelques trimestres.

La dette nette a fondu pour s’établir à 434 millions d’euros. Ce désendettement progressif rassure sur la solidité financière du groupe et sa capacité à financer ses investissements futurs sans compromettre son équilibre. Pour une société de cette taille, c’est un niveau tout à fait gérable.

Ces chiffres montrent qu’Alstom a su redresser la barre après des années compliquées. Le carnet de commandes reste solide, alimenté par la transition énergétique et les besoins croissants en transport ferroviaire dans le monde entier.

Forces et faiblesses : entre leadership et défis persistants

Alstom jouit d’une position enviable sur le marché ferroviaire mondial. Le groupe français figure parmi les leaders incontestés, avec une expertise reconnue dans les trains à grande vitesse, les métros urbains et les solutions de signalisation. Cette position lui assure un flux régulier de commandes, notamment en Europe et en Asie.

La transition énergétique joue en faveur d’Alstom. Les gouvernements du monde entier investissent massivement dans le transport ferroviaire pour réduire les émissions de CO2. Les nouveaux projets de lignes de tramway, de métro et de trains régionaux se multiplient, offrant des débouchés durables au groupe.

L’épineuse intégration de Bombardier

Mais attention, tout n’est pas rose non plus. L’acquisition de Bombardier Transport en 2021 continue de peser sur les comptes et la société. Intégrer deux géants industriels n’est jamais simple, et Alstom paye encore le prix de cette opération complexe.

Les synergies promises tardent à se matérialiser pleinement. Pire, certains contrats hérités de Bombardier s’avèrent plus problématiques que prévu, avec des retards d’exécution et des surcoûts qui grèvent les marges. Cette situation explique en partie la volatilité persistante du titre.

La concurrence s’intensifie aussi, notamment avec l’arrivée agressive du chinois CRRC sur les marchés européens. Ces acteurs low-cost cassent les prix et obligent Alstom à revoir ses stratégies commerciales. Sans compter les tensions géopolitiques qui compliquent certains projets internationaux.

Le PER élevé de 59,7 (contre environ 35 pour la moyenne sectorielle) montre que le marché anticipe déjà beaucoup de la reprise. Cette valorisation tendue laisse peu de marge d’erreur : toute déception sur les résultats futurs pourrait sanctionner sévèrement le cours.

Analyse technique : niveaux clés et scénarios de trading

Techniquement, l’action Alstom évolue dans un channel assez large avec des niveaux bien identifiés. Le support majeur se situe autour de 19 euros, un seuil qui a été testé plusieurs fois ces derniers mois et a tenu bon. En cas de rupture, le prochain support se trouve vers 18 euros, puis 17 euros.

Côté résistances, le titre bute régulièrement sur la zone 22,5-23 euros. Ce niveau représente un plafond technique important à surveiller. En cas de cassure haussière avec volumes, l’objectif suivant se situerait vers 26,5 euros.

Scénarios haussier et baissier

Le scénario haussier se dessinerait avec une cassure franche de la résistance à 23 euros, idéalement accompagnée de bons résultats trimestriels. Dans ce cas, un rallye vers les 26-27 euros devient envisageable à moyen terme. Les analystes les plus optimistes évoquent même un objectif à 3 mois de 22,96 euros, soit un potentiel de +9,7%.

À l’inverse, le scénario baissier verrait une rupture du support à 19 euros. Cette configuration ouvrirait la voie à un test des 17 euros, voire 14 euros en cas d’aggravation du contexte général. La forte volatilité du titre (+87% en 2024) amplifie ces mouvements dans les deux sens.

Les investissements dans cette valeur demandent donc une gestion rigoureuse du risque. Les mouvements intraday peuvent être brutaux : +29%, -32%, -17% sur quelques séances selon les annonces. De quoi donner des sueurs froides aux détenteurs non préparés !

Stratégies selon votre profil investisseur

Votre approche d’Alstom doit s’adapter à votre profil et vos objectifs. Pour l’investisseur long terme convaincu par les fondamentaux ferroviaires, une stratégie de Dollar Cost Averaging (DCA) présente des avantages. Acheter régulièrement de petites quantités permet de lisser l’impact de la volatilité sur votre prix de revient moyen.

Cette approche progressive évite de tout miser au mauvais moment. Avec la forte amplitude des mouvements du titre, il vaut mieux étaler ses achats sur plusieurs mois plutôt que de charger d’un coup. Un plan d’achat mensuel sur 6 à 12 mois peut s’avérer payant.

Pour les traders et investisseurs actifs

Les traders trouveront leur bonheur avec cette valeur ultra-volatile. Les configurations de trading autour des supports et résistances offrent des opportunités régulières. Un achat vers 19-19,5 euros avec stop à 18,5 euros et objectif à 22,5 euros présente un ratio risque/rendement intéressant.

Attention toutefois aux gaps et aux mouvements brutaux liés aux annonces. Le titre peut s’envoler ou plonger de 10-15% en une séance. Les positions avec effet de levier demandent une surveillance constante et une gestion stricte des stops.

Les produits dérivés comme les turbos ou les CFD permettent de jouer la volatilité dans les deux sens. Mais là encore, la prudence s’impose face à un sous-jacent aussi imprévisible. Ne risquez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

Modalités pratiques pour acheter ou vendre Alstom

Pour passer à l’action, voici les informations techniques indispensables. L’action Alstom (code ISIN : FR0010220475) est cotée sur Euronext Paris sous le ticker ‘ALO’. Elle fait partie du CAC 40 et bénéficie du Service de Règlement Différé (SRD), permettant d’acheter à crédit ou de vendre à découvert.

Vous pouvez détenir vos actions au nominatif pur (gratuitement, directement chez Alstom) ou au porteur dans votre compte titres. Le nominatif présente l’avantage de ne pas payer de frais de garde, mais limite vos possibilités de trading rapide.

Frais et courtiers

Les frais de courtage varient selon votre intermédiaire. Les courtiers en ligne proposent généralement des tarifs compétitifs : 0,1% à 0,2% par transaction chez la plupart des acteurs. Comptez aussi les droits de garde annuels si vous conservez vos titres au porteur (0,1% à 0,3% de la valeur du portefeuille).

Certaines banques en ligne offrent des services gratuits sous conditions (montant minimum investi, nombre d’ordres par trimestre). Comparez bien les offres avant de vous lancer, car ces frais impactent directement votre performance nette.

Pour les gros volumes, négocier des tarifs préférentiels reste possible. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence entre établissements, surtout si vous prévoyez de trader activement sur cette valeur.

Signaux à surveiller et calendrier des événements

Plusieurs événements peuvent faire bouger le cours action Alstom dans les mois à venir. Les rapports trimestriels restent les catalyseurs majeurs, avec une attention particulière sur l’évolution des marges et du free cash flow. Les prochaines publications sont attendues avec impatience par les investissements.

Le carnet de commandes constitue un autre indicateur clé. Chaque nouveau contrat important fait l’objet d’annonces qui impactent le titre. Les appels d’offres pour les grands projets ferroviaires (métros, TGV, trains régionaux) rythment l’actualité du groupe.

Facteurs macro-économiques et géopolitiques

L’évolution des marchés émergents joue un rôle crucial pour Alstom. Une dégradation de la situation en Asie ou en Amérique latine pourrait compromettre certains projets. À l’inverse, de nouveaux plans d’investissement dans les transports publics soutiendraient la demande.

Les décisions sur le dividende méritent aussi votre attention. Suspendu en 2024 et 2025, il était de 0,25 euro par action entre 2021 et 2023. Sa reprise éventuelle constituerait un signal fort de confiance de la direction dans la solidité retrouvée du groupe.

Les notations de crédit des agences financières influencent aussi le coût de financement d’Alstom. Une amélioration de la note réduirait les charges d’intérêts et améliorerait mécaniquement la rentabilité. Un point à suivre de près dans les prochains mois.

Sources et documents officiels pour approfondir

Pour pousser plus loin votre analyse, plusieurs ressources officielles s’offrent à vous. Le site d’Alstom propose une section dédiée aux relations investisseurs avec tous les documents financiers : https://www.alstom.com/fr/finance/informations-financieres

Le Document d’enregistrement universel 2024/25 (format PDF) détaille exhaustivement les comptes et la stratégie : https://www.alstom.com/sites/alstom.com/files/2025/06/23/20250528_Universal_Registration_Document_FR.pdf

L’Alstom Equity Story synthétise les arguments d’investissement sous un format plus digeste : https://www.alstom.com/sites/alstom.com/files/2025/07/23/20250723_Alstom_Equity_Story_EN.pdf

Outils d’analyse complémentaires

Les plateformes spécialisées comme ProRealTime, Café de la Bourse, eToro ou XTB proposent leurs propres analyses et outils graphiques. Ces services complètent utilement les données officielles avec des perspectives d’analystes indépendants.

N’oubliez pas non plus les recommandations des grandes maisons d’analyse (BNP Paribas, Société Générale, etc.). Leurs notes et objectifs de cours influencent souvent les mouvements à court terme. Le consensus actuel penche vers un ‘achat modéré’, reflet des opportunités et des risques équilibrés du dossier.

Questions fréquentes sur l’action Alstom

Faut-il acheter des actions Alstom en 2025 ?

L’achat d’actions Alstom en 2025 dépend de votre profil de risque. Les fondamentaux s’améliorent (rentabilité, trésorerie, désendettement) mais la volatilité reste élevée. Une approche progressive par DCA semble plus prudente qu’un achat massif d’un coup.

Quel est l’objectif de cours pour Alstom ?

Les analystes évoquent un objectif cours à 3 mois de 22,96 euros, soit un potentiel de +9,7% depuis les niveaux actuels. À plus long terme, certains visent les 26-27 euros en cas de poursuite du redressement opérationnel.

Quand Alstom versera-t-il à nouveau un dividende ?

Le dividende Alstom est suspendu depuis 2024. Aucune date précise n’a été communiquée pour sa reprise. La direction privilégie le désendettement et les investissements avant de rémunérer les actionnaires. Un retour vers 2026-2027 semble réaliste si la trajectoire actuelle se confirme.

Alstom est-elle éligible au SRD ?

Oui, l’action Alstom bénéficie du Service de Règlement Différé. Vous pouvez donc acheter à crédit (avec un règlement à la liquidation suivante) ou vendre à découvert. Cette éligibilité facilite les stratégies de trading et d’investissement à effet de levier.

Comment suivre l’actualité d’Alstom en temps réel ?

Consultez régulièrement le site officiel d’Alstom, les plateformes financières comme Boursorama ou Zonebourse, et les applications de vos courtiers. Les réseaux sociaux professionnels et les newsletters spécialisées complètent utilement ces sources d’informations.

Quels sont les principaux risques sur l’action Alstom ?

Les risques incluent les difficultés d’intégration de Bombardier, la concurrence chinoise agressive, la volatilité élevée du titre (+87% en 2024) et le PER tendu (59,7). Les retards d’exécution sur certains contrats restent aussi une préoccupation récurrente.

Vaut-il mieux détenir Alstom au nominatif ou au porteur ?

Le nominatif évite les frais de garde mais limite la flexibilité de trading. Le porteur dans un compte titres offre plus de souplesse mais génère des coûts annuels. Choisissez selon votre stratégie : nominatif pour du long terme passif, porteur pour du trading actif.